Archives des Survivre au stress - Contact http://www.contact.ulaval.ca La zone d'échange entre l'Université, ses diplômés, ses donateurs et vous. Thu, 11 Jun 2020 13:43:40 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.8.1 Guérir du trouble de stress post-traumatique http://www.contact.ulaval.ca/article_dossier/guerir-du-trouble-du-stress-post-traumatique/ http://www.contact.ulaval.ca/article_dossier/guerir-du-trouble-du-stress-post-traumatique/#comments Wed, 13 Nov 2019 21:59:33 +0000 http://www.contact.ulaval.ca/?post_type=article_dossier&p=30007845 Au Canada, trois personnes sur quatre sont susceptibles de vivre un événement traumatique au cours de leur vie. Si la plupart pourront s’adapter à une telle expérience, 10% d’entre elles développeront un trouble de stress post-traumatique (TSPT). Cette proportion va …

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Au Canada, trois personnes sur quatre sont susceptibles de vivre un événement traumatique au cours de leur vie. Si la plupart pourront s’adapter à une telle expérience, 10% d’entre elles développeront un trouble de stress post-traumatique (TSPT). Cette proportion va jusqu’à quadrupler chez les gens plus à risque, dont font partie les militaires, les victimes d’agressions sexuelles et les individus gravement blessés.

Geneviève Belleville, psychologue et professeure à l’École de psychologie de l’Université Laval, s’intéresse à la santé mentale et à la résilience des personnes après un désastre. Ses recherches visent à élargir l’accès à des interventions fondées pour traiter les personnes atteintes de TSPT. Elle a notamment développé une plateforme en ligne qui a fait ses preuves auprès des sinistrés de Fort McMurray. Elle est aussi coauteure de l’ouvrage Les troubles liés aux événements traumatiques: guide des meilleures pratiques pour une clientèle complexe, publié en 2019.

Geneviève Belleville

Qu’est-ce que le trouble de stress post-traumatique?
C’est une maladie qu’il n’est pas simple de définir. Son portrait clinique est divers et complexe. Par contre, ce que nous savons avec certitude, c’est que le TSPT survient en réaction à un événement traumatique. Cet événement peut prendre différentes formes, par exemple une agression ou un grave accident. Également, la personne touchée peut avoir perdu des proches, avoir été témoin de situations très difficiles ou avoir composé avec des réalités particulièrement pénibles, comme celle de la guerre.

Cela dit, il existe un élément déterminant commun à tous ceux et celles qui développent un TSPT à la suite d’un événement traumatique. C’est cette perception ressentie d’une réelle menace pour leur intégrité, voire pour leur vie.

Quels sont les signes typiques du TSPT?
Une vingtaine de symptômes ont été identifiés pour déceler un TSPT. On les classe en quatre catégories. Les symptômes de reviviscence amènent la personne à revivre sans cesse l’événement dans sa tête et à éprouver chaque fois les mêmes malaises. Les symptômes d’évitement la poussent, au contraire, à ne pas vouloir repenser à l’événement, à refouler ses souvenirs. Les altérations de l’humeur peuvent se caractériser par un état dépressif, par le fait de se retirer ou de se détacher de son cercle social pour s’isoler. Enfin, l’hyperactivation se manifeste par des sursauts, une capacité de concentration altérée, un mauvais sommeil, autant de réactions associées au fait que le cerveau croit la menace encore présente.

Précisons qu’il peut être normal de présenter l’un ou l’autre de ces symptômes après un événement difficile. Par contre, on parle d’un TSPT seulement si ces derniers s’accentuent ou persistent dans le temps.

Ici, il est essentiel de préciser que la vulnérabilité au TSPT n’est pas un signe de faiblesse mentale.

Quand et comment se déclenchent les symptômes du TSPT?
Ils peuvent apparaître immédiatement après l’événement traumatique, mais ils peuvent aussi mettre des semaines, des mois, voire des années avant de se déclarer. Parfois, tout semble se dérouler sans faille pour la personne, aucune réaction n’est décelée après l’événement. Puis, soudainement, des circonstances particulières lui font revivre le stress vécu alors. Et c’est à ce moment que la réaction émerge.

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5 stratégies pour mieux gérer le stress http://www.contact.ulaval.ca/article_dossier/5-strategies-pour-mieux-gerer-le-stress/ http://www.contact.ulaval.ca/article_dossier/5-strategies-pour-mieux-gerer-le-stress/#respond Wed, 13 Nov 2019 21:59:18 +0000 http://www.contact.ulaval.ca/?post_type=article_dossier&p=30007892 De plus en plus pointé du doigt quant à ses conséquences néfastes sur notre santé globale, le stress est souvent perçu comme un ennemi à anéantir. Pourtant, on ne peut le faire disparaître, explique Christine Gagnon, psychologue au Centre d’aide

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De plus en plus pointé du doigt quant à ses conséquences néfastes sur notre santé globale, le stress est souvent perçu comme un ennemi à anéantir. Pourtant, on ne peut le faire disparaître, explique Christine Gagnon1, psychologue au Centre d’aide aux étudiants depuis 2016. «Le stress, indique-t-elle, est une réaction normale de l’organisme, un phénomène d’adaptation avec lequel il faut apprendre à bien vivre.» Comment y arrive-t-on? «Il n’existe pas de formule magique», admet-elle. Toutefois, prendre conscience qu’on est stressé et faire attention à certains éléments peuvent y aider. Voici 5 stratégies suggérées par la psychologue pour améliorer sa gestion du stress.

1. Reconnaître les signaux
Rien ne sert de chercher des trucs pour modifier son comportement en période de stress si l’on est incapable de réaliser quand survient un tel moment. Ainsi, indique Christine Gagnon, il faut avant tout découvrir comment se manifeste le stress chez soi. «Les premiers signes, déclare-t-elle, diffèrent grandement d’une personne à l’autre. Selon les personnalités et les contextes, il peut s’agir d’une montée d’adrénaline, de la sensation d’être tendu, de difficultés d’attention, d’un manque de concentration, de procrastination, de problèmes d’insomnie, de gain ou de perte d’appétit, etc.» Discerner ces premiers indices permet d’agir plus rapidement et ainsi de mieux contrôler les symptômes du stress.

2. Trouver la cause
Prendre conscience qu’on vit une période de stress est une chose; comprendre pourquoi cela arrive en est une autre. Selon Christine Gagnon, tenter de déceler la source de l’angoisse est une étape importante dans une démarche pour limiter les effets négatifs du stress. «Il faut se questionner sur ce qui engendre ou amplifie la sensation de stress, précise-t-elle. L’inquiétude est-elle liée à un élément nouveau, à une circonstance imprévue, à une fin incertaine? Craint-on les répercussions d’un problème réel ou angoisse-t-on sur les retombées hypothétiques d’une situation éventuelle? Selon l’origine du stress, on pourra trouver les solutions appropriées.» La psychologue met toutefois en garde les gens contre une idée répandue. «Pour certains, s’inquiéter d’une situation est synonyme de chercher des solutions au problème. Or, il ne suffit pas de percevoir les conséquences néfastes de quelque chose pour prétendre être dans l’action.» Agir suppose une véritable quête de solutions.

1 Christine Gagnon est également coordonnatrice du secteur Psychologie du Centre d’aide aux étudiants.

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Cerveau sous tension http://www.contact.ulaval.ca/article_dossier/cerveau-sous-tension/ http://www.contact.ulaval.ca/article_dossier/cerveau-sous-tension/#comments Wed, 13 Nov 2019 21:58:43 +0000 http://www.contact.ulaval.ca/?post_type=article_dossier&p=30007879 Confortablement installée devant mon ordinateur à «fureter» sur Internet, mon cœur se met tout à coup à battre rapidement. J’ai chaud, je sens des picotements partout dans mon corps. Une douleur envahit mon thorax. J’ai le souffle court… non, j’ai …

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Confortablement installée devant mon ordinateur à «fureter» sur Internet, mon cœur se met tout à coup à battre rapidement. J’ai chaud, je sens des picotements partout dans mon corps. Une douleur envahit mon thorax. J’ai le souffle court… non, j’ai l’impression de ne plus pouvoir respirer! Vite, à l’aide! Je dois aller à l’hôpital!

Cette situation, je l’ai vécue à plusieurs reprises. Tout comme une personne sur cinq au cours de son existence. Peut-être en faites-vous partie? Chaque fois, je me suis rendue à l’urgence. Chaque fois, on m’a gardée sous surveillance pour me retourner à la maison en me disant que je n’avais rien. J’ai finalement rencontré un médecin qui a mis le doigt sur le problème: attaques de panique reliées à un choc anaphylactique (crise d’allergie aiguë) que j’avais fait auparavant.

On m’a alors expliqué que le système d’alarme de mon organisme était devenu très sensible, voire hyperactif, à la suite de cet événement traumatisant. Chaque fois que je ressentais un symptôme s’apparentant à une allergie, mon corps, ou devrais-je dire mon cerveau, perdait les pédales. Car tout commence dans notre tête… à notre insu.

La boucle du stress
Face à un stress, une cascade de réactions physiologiques s’enclenche. D’abord, le cerveau envoie aux glandes surrénales, situées au-dessus des reins, le message de sécréter de l’adrénaline et du cortisol. Ces hormones ont comme rôle de faire réagir toutes les cellules de notre corps en réponse au stress. Par la suite, l’organisme produit un autre type de messager chimique, des cytokines. Ces molécules initient un processus d’inflammation pour augmenter le travail des cellules immunitaires.

Marie-Ève Tremblay

«Lorsqu’on doit s’adapter rapidement à une situation stressante, le corps doit engager toutes ses ressources pour rétablir son équilibre intérieur», explique Marie-Ève Tremblay1, professeure au Département de médecine moléculaire.

Le stress agit donc en premier sur notre cerveau, qui induit la production d’hormones, lesquelles «boostent» le système immunitaire et mobilisent le système vasculaire pour qu’il augmente les pulsations cardiaques et l’apport en oxygène dans les tissus. Le cortisol agit ensuite sur les microglies, les gardiennes de l’immunité du cerveau. Ces cellules ont, entre autres tâches, celle de faire «le ménage» dans les synapses – les connexions entre les neurones – afin de favoriser l’apprentissage, la mémoire et l’adaptation. En situation de stress, les microglies ont encore plus de nettoyage à faire: par exemple, lorsque nous sommes privés de sommeil pendant un certain temps, elles se débarrassent des synapses les moins efficaces pour permettre aux autres de se renforcer et garder l’organisme en état d’alerte et d’apprentissage.

1 Marie-Ève Tremblay est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en plasticité neuroimmunitaire en santé et thérapie et chercheuse au Centre de recherche du CHU de Québec dans l’axe Neurosciences.

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Le stress, c’est aussi les autres http://www.contact.ulaval.ca/article_dossier/le-stress-cest-aussi-les-autres/ http://www.contact.ulaval.ca/article_dossier/le-stress-cest-aussi-les-autres/#respond Wed, 13 Nov 2019 21:58:17 +0000 http://www.contact.ulaval.ca/?post_type=article_dossier&p=30007853 Sans une dose minimum de stress, difficile pour les humains de se motiver à agir. Trop de stress cependant les rend malades. Des études de plus en plus concordantes pointent d’ailleurs du doigt cette réaction de l’organisme. Elle expliquerait l’absentéisme …

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Sans une dose minimum de stress, difficile pour les humains de se motiver à agir. Trop de stress cependant les rend malades. Des études de plus en plus concordantes pointent d’ailleurs du doigt cette réaction de l’organisme. Elle expliquerait l’absentéisme au travail dans 30 à 50% des cas. D’autres recherches s’attardent aux méfaits du présentéisme causé par le stress, autrement dit des employés en poste, mais trop stressés pour agir à leur plein potentiel.

Gère ton stress!
Conscients de l’importance de disposer d’une main-d’œuvre en bonne santé, les organisations ont dû se mobiliser pour faire face à cette problématique. Leurs solutions ont d’abord visé l’amélioration des habitudes de vie chez leurs employés. Au fil des ans, les séances de sport, de relaxation, de yoga et les collations santé sont apparues pour permettre au salarié de prendre en main sa santé physique et mentale et d’aborder ses tâches plus sereinement.

Caroline Biron

Malheureusement, respirer par le nez, même profondément, ne suffit pas à éliminer le stress de sa vie professionnelle. Surtout lorsque l’organisation du travail elle-même contribue largement à faire monter la tension. «Le manque de reconnaissance des supérieurs et des pairs peut favoriser les risques psychosociaux liés au stress, fait valoir Caroline Biron1, professeure au Département de management. Tout comme la surcharge de travail chronique ou l’impression d’un constant déséquilibre entre les demandes reçues et les ressources disponibles.»

Existe-t-il une solution passe-partout pour sortir de ce cercle stressé? Non, rétorque la chercheuse, malgré ce que plusieurs souhaiteraient. «J’ai parfois l’impression de me répéter depuis 20 ans tant j’ai répondu de fois à cette question», ajoute-t-elle, un sourire dans la voix.

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